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Historique |
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75e anniversaire de l'Ordre des Italo-CanadiensUn bref historique de notre passé glorieux
En 1927, ce nouveau bras des Fils d'Italie a débuté ses opérations avec ses 12 loges. C'était une époque où la Première Guerre mondiale était terminée et où le monde assistait à la montée du fascisme en Europe. C'est durant cette période politique ardue que l'Ordre s'est déclaré neutre face aux événements politiques quisévissaient en Europe. De 1929 à 1934, l'Ordre indépendant des fils d'Italie a poursuivi ses activités en tant qu'association italienne et a continué à se dire détachée de la crise politique internationale qui faisant rapidement éruption en Italie. Il fut décidé en 1934, lors du Congrès national à Montréal, que l'on présenterait une demande au gouvernement du Canada proposant la constitution en société de l'Ordre à l'échelle nationale. La proposition a été affirmée par les membres et une requête formelle de constitution en société au nom des Italiens du Canada a été présentée au gouvernement canadien. Après deux longues années de débats entre le Sénat et la Chambre des communes, l'Ordre a reçu sa " charte " nationale. Cette charte reconnaissait dûment les droits et aspirations d'une association fraternelle italienne. En 1938, M. A. Spada au nom de la délégation de l'Ordre a paraphé l'Acte de constitution en société et l'Ordre des Italo-Canadiens a finalement vu le jour. La charte tombait sous le coup de la Loi de l'assurance et c'est pourquoi l'Ordre a été créé à titre de société d'assurance fraternelle sans but lucratif. Les délégués ont dû signer une garantie stipulant qu'ils assumeraient la valeur nominale des certificats des membres qui avaient été délivrés par l'Ordre à ce moment-là. Cette garantie exigeait que l'Ordre demande un prêt bancaire et les membres de l'Ordre ont été priés de contribuer 4,00 $ au remboursement de cet emprunt initial. Après que les obligations financières eurent été honorées, l'Exécutif national a nommé un comité pour organiser et élargir l'Ordre à l'échelle nationale. M. Carlo Peressi a organisé le Nord de l'Ontario et a pu élargir la portée aussi loin à l'ouest que la ville de Vancouver. MM. A Spada et A. Bortolotti ont organisé le Sud de l'Ontario et la province de Québec. Cette expansion nationale non seulement se résumait à l'assurance en tant qu'aspect de l'Ordre mais incluait également les activités sociales, culturelles et sportives qui reflétaient les intérêts des immigrants italiens de l'heure. L'Ordre était sur la bonne voie de réaliser son rêve d'unir tous les Italiens du Canada sous la bannière de l'Ordre des Italo-Canadiens et sa précieuse charte fédérale. C'était le début de la Seconde Guerre mondiale et l'Ordre avait gagné tout le pays et comptait plus de 3 200 membres à l'échelle nationale. La crise internationale avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et le climat politique en Italie ont provoqué une scission au Canada parmi les groupes italiens. Il en est ressorti deux groupes : les fascistes et les non-fascistes. C'est durant cette sombre période que de nombreux Italiens ont été internés dans des camps de concentration partout au Canada. Le climat négatif a grandement sapé les forces de l'Ordre, ses membres et certaines loges commençant à l'accuser faussement de contribuer à l'emprisonnement des Italiens. Ces accusations non fondées ont entraîné une perte d'adhésions et de nombreuses loges se sont scindées de l'organisme national. La peur et la paranoïa qui existaient étaient telles que de nombreux Italiens se sont rapidement isolés à l'intérieur de leurs collectivités locales sans désir d'une voix nationale ou d'une reconnaissance nationale. L'Ordre a confronté les personnes qui l'accusaient et a déclaré sa loyauté au Canada et aux Italo-Canadiens. Il a commencé à amasser des fonds pour la Croix-Rouge canadienne et à obtenir des milliers de signatures sur une pétition l'engageant officiellement à faire preuve de loyauté à l'égard du Canada. La campagne de levée de fonds a été si fructueuse que l'Ordre a pu faire don de deux ambulances entièrement équipées à la Croix-Rouge canadienne. Le succès de sa pétition a été présenté au gouvernement canadien. C'était la preuve concrète que l'Ordre était neutre face au climat politique en Italie et une fière et loyale association italo-canadienne. L'année 1945 marquait la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'Ordre était à nouveau occupée à amasser des fonds pour des oeuvres de bienfaisance et à faire valoir les préocupations des membres italo-canadiens. Il fut décidé de créer une activité de financement pour amasser des fonds en vue d'acheter des médicaments pour les compatriotes italiens dans l'arrière-contrée. La Croix-Rouge canadienne toucherait les fonds et achèterait les médicaments au nom de l'Ordre et les présenterait à la Croix-Rouge italienne. La première campagne a produit environ 6 000 $, un faible montant lorsqu'on considère les attentes des membres de l'Ordre à l'époque. L'argent a été remis à la Croix-Rouge canadienne et l'Ordre a décidé de refaire ses devoirs convaincue qu'elle pouvait faire mieux. De 1946 à 1947, l'Ordre a pressenti toutes les associations italiennes au Canada et a eu l'honneur de présenter un chèque au montant de 105 000 $ à la Croix-Rouge canadienne. La CRC a procédé à l'achat de 105 000 $ de médicaments et transféré ce don médical plus que nécessaire à la Croix-Rouge italienne au nom de l'Ordre et des citoyens italo-canadiens du Canada. De 1950 à 1965 on a constaté une seconde grande vague d'immigration italienne au Canada, une vague accompagnée de la pensée optimiste que l'Ordre pouvait se refaire et à nouveau concrétiser son rêve national. À Ottawa, Anselmo Bortolotti et Anello Castrucci ont amorcé le processus de reconstruction et au cours de la période de 1960 à 1976 la membriété s'est accrue de plus de 400 membres. À Montréal, MM. A. Spada, Vittorio Siino et Nick Ciammara se sont également restructurés et ont pu rebâtir leur membriété à plus de 150 membres. Tandis que l'Ordre fêtait son 50e anniversaire en 1977, elle a constaté un lent regain des adhésions et un intérêt renouvelé de la part de bon nombre d'Italo-Canadiens dans leur culture et le besoin de maintenir ces choses qui nous rendent tous uniques dans l'étoffe multiculturelle de notre société canadienne. Sur le plan financier, l'Ordre était en bonne posture avec plus de 400 000 $ d'actifs et une membriété en croissance. Elle avait élargi sa sélection de polices d'assurance de deux à sept, procurant aux nouveaux membres un certain nombre d'options différentes parmi lesquelles choisir. L'Ordre offrait toujours les activités sociales et culturelles qui étaient si importantes à ce moment-là. En 1979, Nello Bortolotti a été élu président national et, aux côtés de son Conseil suprême, on a instauré une stratégie d'investissement conservatrice et le besoin de fournir le meilleur rendement sur la police du membre. M. Ferney, l'actuaire de l'Ordre, a commencé à travailler en étroite collaboration avec Nello Bortolotti, Vittorio Siino et le Conseil suprême qui déterminaient comment les transactions financières de l'Ordre pouvaient servir le mieux les membres. Les activités sociales n'étaient pas laissées pour compte, Anello Castrucci et Steve Tissot développant le groupe jeunesse de l'Ordre des Italo-Canadiens à Ottawa. À l'intérieur de deux ans, le groupe jeunesse comptait plus de 100 jeunes adultes et l'avenir des loges d'Ottawa semblait sécurisé. L'esprit de bienfaisance de l'Ordre était également très actif de 1976 à aujourd'hui. L'Ordre continue de donner de son temps et de son argent à la Société du cancer, à la Fondation du rein, à la Fondation des maladies du coeur, au CHEO et aux banques alimentaires locales. L'Ordre a eu l'occasion de présenter au Canada 30 toiles originales de Marco Campini : la collection était intitulée " We came to build ". Ce cadeau a été présenté au premier ministre Trudeau et plus de 200 députés étaient sur place pour accepter ce présent au nom de la population canadienne. Cela a permis à tout le monde de réfléchir aux contributions faites par l'immigrant italien et l'Ordre des Italo-Canadiens à notre pays. L'éducation a toujours été un important dossier pour l'Ordre et traduisait son engagement envers l'excellence scolaire en offrant des bourses aux étudiants qui étudient la langue italienne à la Carleton University. Giuseppe R. Castrucci et Mariano Ranallo, deux des membres de l'Ordre, ont jeté les bases permettant d'établir et de créer le Fonds des bourses de l'Ordre des Italo-Canadiens à l'Université d'Ottawa. Ces bourses promeuvent l'étude de l'italien à notre université de la Capitale nationale. Un don de 10 000 $ a été remis à l'U. d'O. et des bourses continuent d'être décernées de nos jours. La collectivité d'Ottawa a ensuite entrepris un projet visant à construire une installation de soins de santé longue durée pour les Italiens et c'est ainsi que la Villa Marconi est née. À nouveau, l'Ordre était du nombre : les membres ont siégé au Conseil d'administration en plus de contribuer de l'argent pour l'aménagement d'une installation. La Villa Marconi demeure une oeuvre de bienfaisance très importante que l'Ordre et ses membres appuient sur une base annuelle. À ce moment-ci de notre histoire, l'Ordre a atteint une vigueur financière, soit 1,4 million de dollars d'actifs pour notre association. Lorsqu'on s'arrête à penser aux emprunts effectués il y a 75 ans de cela et aux luttes et efforts de nos membres fondateurs, nous pouvons commencer à apprécier vraiment le chemin parcouru et le trajet qu'il reste à faire. L'Ordre a été et sera toujours une société fraternelle qui a les intérêts de ses membres à coeur. Nous avons passé à travers nombre de périodes sombres dans notre histoire et sommes ressortis plus fermes dans notre conviction de vouloir aider les Italo-Canadiens à maintenir leur culture dans la société canadienne du XXIe siècle. Nos membres de deuxième et troisième générations ont commencé à façonner l'avenir de l'Ordre. Nous inaugurons ce site Web dans l'espoir de renouer avec nos amis partout au Canada. Nous cherchons à informer tous les Italo-Canadiens de l'incroyable potentiel que confère la Charte fédérale. L'objectif de l'Ordre demeure d'étendre notre portée d'un bout à l'autre du Canada et d'être à nouveau une voix nationale pour les Italo-Canadiens. Les loges à Ottawa et à Montréal sont toujours en place à ce jour et attendent que d'autres villes se joignent à elles pour restaurer l'Ordre en une association nationale. Même si nous sommes la plus petite fraternité au Canada, notre charte, transmise du Parlement aux premiers immigrants italiens, nous lie tous sous la bannière de l'Ordre. La charte attendait en silence la prochaine génération pour découvrir ce qui se cache à l'intérieur et comment nous pouvons à nouveau bâtir l'Ordre en une fraternité nationale représentant tous les Italo-Canadiens. L'Ordre invite tous ses membres à regarder autour d'eux, à explorer la possibilité de recruter de nouveaux membres. Si nous comptons des proches et des amis qui résident un peu partout au Canada, pourquoi ne pas leur parler de l'Ordre et les encourager à établir une loge locale. L'Ordre et sa charte permet à chacun de nous de descendance italienne d'être férocement Canadiens tout en maintenant avec fierté notre patrimoine italien. Rédigé par Giuseppe R. Castrucci |
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